Revue de Presse

04/04/2005
L' importance du Shomron

L’importance historique et stratégique du Nord de la Samarie


Lorsque la presse israélienne évoque les noms des localités juives du Nord de la Samarie vouées à la destruction et à l’expulsion de ses habitants, elle s’applique à souligner (respectant peut-être les instructions de responsables politiques) qu’il s’agit de l’évacuation de ‘’seulement ‘’ quatre villages, comme pour préciser qu’il n’est question en fait que d’une opération négligeable visant des lieux isolés.

L’Israélien moyen, qui s’informe quotidiennement par les journaux ou par la télévision et la radio, n’entendra certainement pas parler de l’importance d’une région entière que le gouvernement israélien souhaite abandonner.

Mis à part sa place centrale sur la terre d’Israël, l’importance de cette région est double : historique et stratégique.

La Samarie, qui s’étend sur une superficie de 2800 km2, couvre les territoires attribués à l’époque biblique aux tribus d’Ephraïm et de Menaché. Elle s’étale aujourd’hui depuis la route TransSamarie jusqu’à Afoula, depuis les collines du Sharon jusqu’à la vallée du Jourdain. Elle occupe 10 % de la superficie totale d’Israël entre le fleuve du Jourdain et la mer.

Ce secteur surplombe des agglomérations importantes d’Israël, telles que Bet Shéan, Afoula, Hadéra, Netanya, Herzlia, Kfar Saba et tout le Goush Dan.

Lorsqu’il occupait ses précédentes fonctions, Ariel Sharon ne manquait jamais d’emmener ses hôtes éminents visiter la localité juive de Homesh oules conduisait sur ‘’la terrasse du pays’’, à savoir à Pedouel d’où il était possible de contempler presque tout le pays, de Haïfa à Ashdod. L’un de ses illustres invités n’était autre que l’actuel président des Etats-Unis, George Bush.

Comme nous l’avons dit précédemment, cette région du Nord de la Samarie, dont les habitants sont menacés d’expulsion, se situe à proximité d’Afoula et encore plus près de Netanya. Il ne faut pas oublier que cette ville était appelée, avant la guerre des Six Jours, ‘’les hanches étroites de l’Etat’’ car entre Tulkarem et la mer (Netanya), il n’y a que 12 km. La ville arabe de Djénine, au Nord de la Samarie, a servi de base terroriste, depuis la création de l’Etat jusqu’à la guerre des Six Jours. Les commandos attaquaient essentiellement les kibboutzim et les mochavim de la vallée de Jezréel. Si l’armée se retire de ce secteur, comme cela risque d’être le cas si les localités sont démantelées, un immense triangle se formera entre Djénine, Shehem et Tulkarem, qui sera sous le contrôle total des groupes terroristes. Ces derniers ne rencontreront alors aucun obstacle pour perpétrer des attentats contre les habitants des villes d’Israël.

L’existence de ces localités juives est donc vitale et leur présence sur la route entre Shehem et Djénine a permis d’éviter, ces dernières années, le transfert d’explosifs et le passage de commandos terroristes d’une ville à l’autre.

Mais il ne faut pas malgré tout se limiter à l’aspect sécuritaire de ce plan abominable préconisant l’abandon de cette région. Il s’agit des terres les plus anciennes de l’histoire d’Israël. Au Nord de la localité de Sa-Nour, par exemple, qui fait partie des quatre villages menacés de destruction, se trouve la vallée de Dotan, d’où Joseph est sorti, sur ordre de son père, pour aller retrouver ses frères bergers. Si l’on circule le long de cette vallée, en l’imaginant vide de ses Juifs, on peut encore entendre les appels de Joseph s’écriant ‘’Je suis à la recherche de mes frères’’.

Un peu plus au sud, entre Shavé Shomron et Homesh, se trouve l’antique Sebastia, nom romain attribué à la ville ancienne de Shomron (Samarie) qui fut, à l’époque du Premier Temple, la capitale du royaume d’Israël. En effectuant des fouilles, on peut retrouver des vestiges archéologiques de cette période, qui ont sans doute été utilisés par les souverains d’israël.

C’est également de cette région que les dix tribus d’Israël sont parties pour leur premier exil, et leur sort est resté inconnu jusqu’à nos jours. Seuls quelques-uns de leurs descendants retournent en Israël à l’heure actuelle, venant d’Inde (les Benei Menashé),. Il est d’ailleurs intéressant de noter que c’est justement la partie donnée en héritage à la tribu de Menashé qui les accueille en grand nombre.

Déjà aujourd’hui, depuis le début de la guerre lancée contre le peuplement juif de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza et contre tout le pays, les forces de sécurité sillonnent rarement cette région. De nombreux témoignages font d’ailleurs état de vols de vestiges archéologiques réalisés impunément. Il est facile d’imaginer ce qu’il risque de se passer si Tsahal quitte la région. Nos ennemis chercheront à tout prix à effacer toute trace du passé glorieux du peuple d’Israël dans ce secteur. Doit-on s’attendre, comme au temps du schisme qui a divisé le royaume d’Israël, à des actes criminels en Samarie ? .

L’histoire et la sécurité sont en question dans cette région. Nos ancêtres qui se sont établis sur les hauteurs avaient déjà compris l’importance stratégique des monts d’Ephraïm et de Menashé qui surplombent toute la vallée de la zone côtière. Nous assistons aujourd’hui à la volonté d’une double renonciation: il est question d’une part d’abandonner l’héritage de nos pères, qui y ont vécu jusqu’à la destruction du second Temple, et même plus tard, et de renoncer à la sécurité des citoyens israéliens vivant dans les agglomérations côtières de l’Etat d’Israël.

Baruch Lior,

 

 

 

 
www.shomronalya.com © 2005 Webmaster
Developped by www.mearastudio.net